D’autres utilisent l’artifice de la religion pour susciter la crainte du sacrilège, utilisant la tendance de l’ignorant à la superstition. Humanisme et la politique dans le Discours de la servitude volontaire. Cet ouvrage constitue une excellente préfiguration de la pensée anti-absolutiste qui commence à se diffuser dans le royaume. Voila l'idée principale de cet opuscule, écrit par un jeune garçon entre 16 et 18 ans en 1546-1548. La Boétie: présentation et contextualisation du « Discours de la servitude volontaire », « La Princesse de Clèves »/ scène de bal / corrigé du commentaire, Lecture linéaire « Les caprices de la mode » Montesquieu, Analyse « Je vis, je meurs » Louise Labé , 1555 / classe de Seconde, Guillaume de Machaut « Une vipère réside dans le coeur de ma dame » / analyse / classe de seconde, Louise Labé : consignes Carnet de lecture, "Des Cannibales" / Montaigne / Lecture linéaire 1, "Des Cannibales" Montaigne / Lecture linéaire 2, Analyse du poème de Nerval "Une allée du Luxembourg" (2nde), Analyse "Je vis, je meurs" Louise Labé , 1555 / classe de Seconde, Analyse rapide de "L'Isolement" de Lamartine (doc complémentaire), Lecture linéaire "Les caprices de la mode" Montesquieu, L.A "Quand vous serez bien vieille" de Ronsard, L.A tirade du messager "Antigone" d'Anouilh. Qu'importe en effet que le prince soit d'un naturel aimable ou cruel : n'est-il pas, de toute manière, le prince que le peuple sert ? Aux questions pourquoi le Malencontre est-il advenu ? Le premier risque et le plus général est celui de l’instrumentalisation. Discours de la servitude volontaire: Discours de la servitude volontaire «Parce que c'était lui, parce que c'était moi» dans un extrait de cette œuvre intitulé De l'amitié (1580) Juvenilia Rhétorique et poétique de l’œuvre de jeunesse La première cause de la servitude est donc l'oubli de la liberté, et la coutume de vivre dans une société hiérarchisée où règne la domination des uns sur les autres. L'Homme qui connaît la liberté n'y renonce que contraint et forcé. Elle est historique : elle est née avec la naissance de l’Etat. Et il pose une question troublante : comment peut-il se faire que « tant d’hommes, tant de bourgs, tant de villes, tant de nations endurent quelquefois un tyran seul, qui n’a de puissance que celle qu’ils lui donnent ? Il rédigea également des poèmes d’amour quelque peu pétrarquistes inspirés par sa femme. « Ce qu’il y a de clair et d’évident pour tous, et que personne ne saurait nier, c’est que la nature, premier agent de Dieu, […] nous a tous créés et coulés, en quelque sorte au même moule, pour nous montrer que nous sommes tous égaux, ou plutôt frères. ( Déconnexion / Ce n’est qu’au XIXe siècle avec Lamennais que Le Discours de la servitude volontaire est enfin reconnu comme une œuvre majeure. Ceux qui sont élus par le peuple le traitent comme un taureau à dompter, les conquérants comme leur proie, les successeurs comme un troupeau d’esclaves qui leur appartient par nature. Le Malencontre est un accident tragique, une malchance inaugurale dont les effets ne cessent de s'amplifier au point que s'abolit la mémoire de l'avant, au point que l'amour de la servitude s'est substitué au désir de liberté. Son œuvre est entièrement posthume et se compose de : – traductions des grecs Xenophon et Plutarque (formation humaniste) + traduction de l’Arioste, poète italien du XV°. Entrez votre adresse mail pour suivre ce blog et être notifié(e) par e-mail des nouvelles publications. Or, celle-ci est contingente, et non pas inévitable. Publié en 1576, Le Discours de la servitude volontaire est l'oeuvre d'un jeune auteur de dix-huit ans. Ceux qui sont élus par le peuple le traitent comme un taureau à dompter, les conquérants comme leur proie, les successeurs comme un troupeau d’esclaves qui leur appartient par nature. – assertions catégoriques (phrases affirmatives, présent gnomique), – interpellation directe des interlocuteurs à l’aide de la deuxième personne. Paris, E. Champion, 1923 (OCoLC)607910721: Named Person: Estienne de La Boétie; Estienne de La Boétie: Document Type: Book La résistance et l'usage de la raison sont donc les moyens de reconquérir la liberté (La Boétie ne fait aucune théorie de la révolte populaire) car les tyrans « ne sont grands que parce que nous sommes à genoux » (Vergniaud). Un SERF est une personne soumise à une autre. ». La Boétie rédige ce texte, selon le témoignage de Montaigne, avant ses dix-huit ans ; peut-être y est-il revenu par la … L’homme est par nature libre (cf. – pouvoir : maître/ assujetti/ un tyran/ asservis/ la tête sous le joug/ obéissance, – politique : le roi/ républiques/ la monarchie/ modes de gouverner/ la chose publique/ ce gouvernement/ une nation. » Comme le précise La Boétie, « on ne regrette jamais ce que l’on n’a jamais eu ». En respectant bien la méthode (clarté, justification par des exemples, pas de paraphrase et réflexion logique et argumentée), vous ne devriez pas avoir de problèmes pour commenter le Discours de la servitude volontaire, un texte majeur de la littérature du XVIème siècle! Toutefois, la réflexion de La Boétie a été oubliée pendant plusieurs siècles, réapparaissant sporadiquement. La virulence du texte (même si cela est atténué par l’emploi d’exemples uniquement tirés de l’Antiquité afin de protéger son auteur), le peu d’occurrence de Dieu dans la réflexion sur le pouvoir, la notion de désobéissance civile, sont des problématiques qui ne seront reprises que bien plus tard. Discours de la Servitude volontaire (texte intégral). P 3 « C’est le peuple qui s’asservit et qui se coupe la gorge ». La Boétie a élaboré une réflexion très originale pour son époque. La Boétie, Discours de la servitude volontaire (Commentaire composé) Introduction : La Boétie est né à Sarlat en 1530 et fait ses études au collège de Guyenne à Bordeaux. La Boétie, Discours de la servitude volontaire, commentaire littéraire et oral EAF. Etienne de LA BOETIE, Discours de la Servitude volontaire (posthume : 1576): [Un lien d’amitié étroit liait La Boétie à Montaigne, qui édita les œuvres de son ami, mort prématurément à l’âge de 33 ans. Le concept de servitude volontaire alimente également la réflexion sur les questions de notre rapport à l'informatique et au numérique dans son ensemble.[7],[8],[9]. La Boétie cherche à comprendre pourquoi l’homme permet au tyran d’accéder au pouvoir et d’y rester. Humanisme et la politique dans le Discours de la servitude volontaire. Sur le fond de quelques écrits sans grande importance se détache pourtant un texte appelé à devenir l’un des sommets de la pensée humaniste : le Discours de la servitude volontaire. C’est le principe de la désobéissance civile qui sera ensuite repris d’Henry David Thoreau à Gandhi. L’année 1547 est une année de transition : François Ier, qui avait entrepris une œuvre de centralisation monarchique, meurt et Henri II prend le pouvoir. Seule la servitude de l’homme permet au tyran de rester au pouvoir, l’obéissance est un préalable à la violence. Pourtant, comment concevoir autrement qu’un petit nombre contraint l’ensemble des autres citoyens à obéir aussi servilement ? Discours la Servitude volontaire par Estienne de La Boëtie, édition établie par A. Despond, Porrentruy, Les Editeurs des portes de France, 1943, 93 p. Œuvres politiques. La Boétie s’appuie sur la nature et les origines de l’homme pour expliquer qu’il y a une parfaite égalité de nature entre le tyran et l’homme du peuple. C'est là « le secret et le ressort de la domination, le soutien et le fondement de toute tyrannie » : rendre ces gens « complices » des « cruautés » du tyran, les asservir en leur donnant l'occasion de dominer d'autres à leur tour. Mais cette édition hâtée empêcha Montaigne (grand ami de La Boétie) de l’inclure dans ses Essais qu'il avait écrits comme « écrin » pour ce discours, de peur de passer pour un calviniste et de discréditer l’œuvre. "[5], Un parallèle a pu être dressé entre l'œuvre de La Boétie et celle de Rousseau : « Comment l’homme, que sa naissance et sa nature font libre, peut-il pourtant supporter la réalité universelle de la domination et de la servitude ? Étienne de La Boétie dans son Discours de la servitude volontaire focalise sa réflexion non sur les tyrans mais sur leurs sujets, « ces gens-là qui courtisent ». – servitude : état de celui qui est serf, qui est sous la soumission d’un autre. Pour La Boétie, la liberté n'est pas l'objet de la volonté, mais désir (volonté) et liberté sont confondus : désirez et vous êtes libre, car un désir qui n'est pas libre n'est pas concevable, n'est pas un désir. Sur le fond de quelques écrits sans grande importance se détache pourtant un texte appelé à devenir l’un des sommets de la pensée humaniste : le Discours de la servitude volontaire. Discours de la servitude volontaire: Discours de la servitude volontaire «Parce que c'était lui, parce que c'était moi» dans un extrait de cette œuvre intitulé De l'amitié (1580) Juvenilia Rhétorique et poétique de l’œuvre de jeunesse […] Quelle condition est plus misérable que celle de vivre ainsi n’ayant rien à soi et tenant d’un autre son aise, sa liberté, son corps et sa vie ! "Soyez résolus à ne plus servir, et vous voilà libres." L’état de nature voudrait donc que les sociétés soient « égalitaires » où personne ne pourrait détenir du pouvoir sur les autres. 551-565. Publié en latin, par fragments en 1574, puis intégralement en français en 1576, il a été écrit par La Boétie probablement à l'âge de 16 ou 18 ans[1]. DISCOURS DE LA SERVITUDE VOLONTAIRE OU LE CONTR’UN ETIENNE DE LA BOéTIE Depuis le XVIe siècle, la question redoutable demeure : pourquoi l’être humain com-bat-il pour sa servitude comme si son bonheur en dépendait ? Séquence 1 L’Humanisme et la réflexion sur le pouvoir OI : Discours de la servitude volontaire. Il ne faut pas seulement qu’ils fassent ce qu’il ordonne, mais aussi qu’ils pensent ce qu’il veut, et souvent même, pour le satisfaire, qu’ils préviennent aussi ses propres désirs. « Ce que j’ai dit jusqu’ici sur les moyens employés par les tyrans pour asservir [la contrainte, la coutume d’obéir, l’idéologie, les jeux ou les superstitions], n’est guère mis en usage par eux que sur la partie ignorante et grossière du peuple. p 5). – de poèmes en latin et en français. Ce texte est en partie une réplique aux écrits de Machiavel. Comment remet-il en question l’idée de la monarchie de droit divin ? », On attribue à tort, semble-t-il, la citation suivante à ce texte, car elle ne peut être trouvée dans aucun des principaux textes publiés : « Les tyrans ne sont grands que parce que nous sommes à genoux ». On note la forte présence des champs lexicaux du pouvoir et de la politique. Ce sont ceux qui ayant d’eux-mêmes l’esprit droit, l’ont encore rectifié par l’étude et le savoir. Voila l'idée principale de cet opuscule, écrit par un jeune garçon entre 16 et 18 ans en 1546-1548. Le Discours de la servitude volontaire est un essai écrit par Étienne de La Boétie en 1576 contre l'absolutisme et la tyrannie. Le jeune humaniste sarladais recherchait une explication à l’étonnant et tragique succès que connaissent les tyrannies de son époque. Il établit ainsi un modèle de la servitude, des causes de son apparition à celles de son maintien qu’il s’agit d’établir ici. Ce discours est humaniste à plus d’un titre : – traces nombreuses de la culture humaniste de l’auteur : références nombreuses à l’Antiquité et notamment à l’histoire antique : ex de la cité d’Athènes et des 30 tyrans, évocation p 3 des batailles de Miltiade, Léonidas ou Thémistocle. Ce texte (ô combien actuel) analyse les rapports maître-esclave qui régissent le monde et reposent sur la peur, la complaisance, la flagornerie et l'humiliation de soi-même. Changer ), Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Publié en latin, par fragments en 1574, puis intégralement en français en 1576, il a été écrit par La Boétie probablement à l'âge de 16 ou 18 ans1. L'humanisme et la politique dans le "Discours de la servitude volontaire" ([Reproduction en fac-similé]) / Joseph Barrère Barrère, Joseph (1866-1943 ; avocat). Il ne faut pas seulement qu’ils fassent ce qu’il ordonne, mais aussi qu’ils pensent ce qu’il veut, et souvent même, pour le satisfaire, qu’ils préviennent aussi ses propres désirs. Il affirme l’humanité du roi. Il est donc extrêmement paradoxal que le peuple recherche sa propre servitude. », « Ce que j’ai dit jusqu’ici sur les moyens employés par les tyrans pour asservir [la contrainte, la coutume d’obéir, l’idéologie, les jeux ou les superstitions], n’est guère mis en usage par eux que sur la partie ignorante et grossière du peuple. du “Discours de la servitude volontaire” de La Boétie, «Bibliothèque d’Humanisme et Renaissance» 3, t. 63, 2001, pp. analyse les rapports maître-esclave qui régissent le monde et reposent sur la peur, la complaisance, la flagornerie et … » Si pour éviter la censure, les exemples sont tirés de l’Antiquité, la réflexion porte bien sur son époque, dans un pays où le poids du pouvoir monarchique se renforce. C’est bien le peuple qui délaisse la liberté, et non pas le tyran qui la lui prend. Cette publication posthume s’explique sans doute par la teneur antimonarchique du texte et par son ton polémique. » Le tyran allèche ses esclaves pour endormir les sujets dans la servitude. Ainsi se forme la pyramide sociale qui permet au tyran d’« asservir les sujets les uns par le moyen des autres ». », « on ne regrette jamais ce que l’on n’a jamais eu », « soyez résolus de ne servir plus, et vous voilà libres », Audiolivre : Discours de la servitude volontaire, Document original sur Gallica (BNF) : Discours de la Servitude volontaire / La Boétie, Étienne de (1530-1563), https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Discours_de_la_servitude_volontaire&oldid=177286276, Article manquant de références depuis mai 2017, Article manquant de références/Liste complète, Article de Wikipédia avec notice d'autorité, Page utilisant le modèle Autorité avec un paramètre local, Portail:Sciences humaines et sociales/Articles liés, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence, « Il y a trois sortes de tyrans. Ici pas de corps céleste, donc pas de pouvoir d’origine spirituelle. Il est issu d’une famille de petite noblesse de robe. De cette façon il revient sur la théorie des deux corps et la remet en cause. Étienne de La Boétie s’étonne dans son Discours de la servitude volontaire que les sociétés semblent systématiquement présenter l’anomalie où une minorité entraîne une majorité à se soumettre à elle. La dernière modification de cette page a été faite le 4 décembre 2020 à 22:14. Ce moment que La Boétie appelle le MALENCONTRE (cf. L’intérêt du texte est qu’il s’intéresse plus au peuple, responsable de sa soumission, qu’au tyran. Apparition et publication du « Discours de la servitude volontaire ». En 1789 apparaît le Discours de la servitude volontaire traduit en français d’aujourd’hui, dans un ouvrage intitulé : Discours de Marius, plébéien et consul, traduit en prose et en vers français du latin de Salluste…, par l’Ingénu, Soldat dans le régiment de Navarre. Le registre polémique désigne des propos qui opèrent comme des armes dans une confrontation de points de vue. Publié en 1576, le Discours de la servitude volontaire est l'œuvre d'un jeune auteur de dix-huit ans. Dans cet essai, écrit à l’âge de 18 ans, La Boétie cherche à libérer l’homme, en vue de son bonheur, de toutes les servitudes qu’il se laisse imposer. Le Royaume de France, alors dirigé par François 1er, connaît de très fortes tensions entre catholiques et protestants. La Boétie est un de ces premiers théoriciens d’un mode d’action qu’il faut distinguer de la rébellion, qui elle est active. Publié par Dubrevetaubac à 02:52. ... L'humanisme : Boétie, Discours de la servitude vol... Réflexions sur l'esclavage des nègres, Condorcet. Apparition et publication du « Discours de la servitude volontaire ». La désobéissance passive suffit à briser les chaînes de la domination. Le pouvoir n’est pas d’origine divine, mais vient bien de la servitude des hommes. La première raison pour laquelle les hommes servent volontairement, c’est qu’ils naissent serfs et qu’ils sont élevés comme tels. La puissance subversive de la thèse développée dans le Discours ne s’est jamais démentie. GT 1 : Le tyran dans l’Antiquité. Ce sont donc les courtisans qui se font les complices de la tyrannie, perdant du même coup leur propre liberté. Un jeune homme de 18 ans, avec toute la morgue de son âge, écrit un pamphlet violemment polémique qui restera connu sous le nom de Discours de la servitude volontaire. Le système politique visé par La Boétie est celui de la monarchie absolue : – régime politique dans lequel le pouvoir du roi est légitimé par la volonté de Dieu. C’est le peuple qui délaisse sa liberté et non le tyran qui la lui vole malgré lui. Combien, sous les apparences trompeuses, croient que cette obéissance est obligatoirement imposée. Étant un texte si controversé, il fut diffusé par les La Boétie's writings include a few sonnets, translations from the classics and an essay attacking absolute monarchy and tyranny in general, Discours de la servitude volontaire ou le Contr'un (Discourse on Voluntary Servitude, or the Anti-Dictator).The essay asserts that tyrants have power because the people give it to them. Humanisme et la politique dans le Discours de la servitude volontaire. P 5 « la nature, ministre de Dieu, gouvernante des hommes, nous a tous créés et coulés en quelque sorte dans le même moule, pour nous montrer que nous sommes tous égaux, ou plutôt frères. L’originalité de la thèse de La Boétie est contenue tout entière dans l’association paradoxale des termes « servitude » et « volontaire ». « quel malencontre a été cela, qui a pu tant dénaturer l’homme, seul né de vrai pour vivre franchement [librement] ; et lui faire perdre la souvenance de son premier être, et le désir de le reprendre ? ( Déconnexion / Changer ). (Inspiration de saint Augustin). Avertissez-moi par e-mail des nouveaux articles. ». 1545, éditions les Mille et une nuits, n° 76. Ce texte consiste en un court réquisitoire contre l'absolutisme qui étonne par son érudition et par sa profondeur, alors qu'il a été rédigé par un jeune homme. Ce texte est particulièrement polémique. Discours de la servitude volontaire, introduction : La Boétie écrit Discours de la servitude volontaire en 1547, alors qu’il n ‘a que 18 ans. S’écartant de la voie traditionnelle, La Boétie porte son attention non sur les tyrans mais sur les sujets privés de leur liberté. Pour sortir de cette domination, il faut sortir de l'habitude. Même si De La Boétie écrivit le discours en 1548 à l'âge de 18 ans, ce n’était jusqu’à 1576, 13 années après sa morte, que l’essai fut publié. Ce pamphlet est antimonarchique. Humanisme et la politique dans le Discours de la servitude volontaire. Publié par Dubrevetaubac à 02:52. Ceux-là, quand la liberté serait entièrement perdue et bannie de ce monde, l’y ramèneraient ; car la sentant vivement, l’ayant savourée et conservant son germe en leur esprit, la servitude ne pourrait jamais les séduire, pour si bien qu’on l’accoutrât. Séquence 4 : Etude en Œuvre intégrale du « Discours de la servitude volontaire » de Etienne de la Boétie, – La question de l’homme dans les genres de l’argumentation du XVI° à nos jours, Séance 1 : contextualisation et première approche de l’œuvre. Améliorez sa vérifiabilité en les associant par des références à l'aide d'appels de notes. Un point de vue : La Boétie, en énonçant son discours, ne se positionne pas comme maître à penser, ni comme détenteur de la vérité : ceux qui affirment détenir la vérité sont en vérité ceux qui détiennent la maîtrise. Ce jeune homme, c’est Etienne de la Boétie, humaniste et grand ami de Montaigne, à qui il doit d’avoir fait connaître son oeuvre, après sa mort prématurée. »[6]. Sa radicalité philosophique, pour le XVIe siècle, est vertigineuse. Séquence 4 : Etude en Œuvre intégrale du « Discours de la servitude volontaire » de Etienne de la Boétie OE : - Humanisme et Renaissance - La question de l’homme dans les genres de l’argumentation du XVI° à nos jours Séance 1 : contextualisation et première approche de l’œuvre Etape 1 : Présentation de… En fait, tout pouvoir, même quand il s’impose d’abord par la force des armes, ne peut dominer et exploiter durablement une société sans la collaboration, active ou résignée, d’une partie notable de ses membres[2]. La Boétie considère donc le passage de la liberté à la servitude « sans nécessité » et affirme que la division de la société entre ceux qui commandent et ceux qui obéissent est « accidentelle ». Ce jeune homme, c’est Etienne de la Boétie, humaniste et grand ami de Montaigne, à qui il doit d’avoir fait connaître son oeuvre, après sa mort prématurée. ». De ce point de vue, le discours de La Boétie n’est pas le sous-produit tardif d’un Humanisme européen indifférencié ; il porte toute la vigueur de la Renaissance française, non pas celle que l’on identifie à la seule cour : une renaissance des anciens héros et et des anciens orateurs, mais en français dans le but de permettre la renaissance d’une « franchise » et d’un ancien esprit … En respectant bien la méthode (clarté, justification par des exemples, pas de paraphrase et réflexion logique et argumentée), vous ne devriez pas avoir de problèmes pour commenter le Discours de la servitude volontaire, un texte majeur de la littérature du XVIème siècle! En insistant sur les éléments du corps, il rabaisse le souverain à l’état de corps humain et lui ôte toute dimension divine. Le Discours de la servitude volontaire est une œuvre d’Etienne de La Boétie, dont l’influence sur la philosophie politique est très grande. Mais ceux qui n'ont jamais connu la liberté « servent sans regret et font volontairement ce que leurs pères n’auraient fait que par contrainte. » Ainsi, même sous un régime autoritaire, il y en aura toujours pour résister. L’originalité de la thèse soutenue par La Boétie est de nous démontrer que, contrairement à ce que beaucoup s’imaginent quand ils pensent que la servitude est forcée, elle est en vérité toute volontaire. Même si De La Boétie écrivit le discours en 1548 à l'âge de 18 ans, ce n’était jusqu’à 1576, 13 années après sa morte, que l’essai fut publié. Ils font parfois, avant de commettre leurs crimes, de beaux discours sur le bien général et la nécessité de l’ordre public. ». C'est le cas du sociologue français Luc Boltanski, qui reprend la question et demande: "pourquoi les acteurs acceptent-ils l'existence factuelle des inégalités alors qu'il est très difficile de les justifier, même du point de vue d'une logique méritocratique", ou, en d'autres termes, "comment un petit nombre d'acteurs peut-il établir de manière durable un pouvoir sur un grand nombre d'acteurs? – Substantif : art de conduire les affaires de l’Etat, science et pratique du gouvernement de l’Etat. Réimpression de l'édition de Paris, 1923 Même s’il était anachronique de la qualifier d’anarchiste, cette thèse résonne encore aujourd’hui dans la réflexion libertaire sur le principe d’autorité. Ce texte pose la question de la légitimité de toute autorité sur une population et essaie d'analyser les raisons de la soumission de celle-ci (rapport « domination-servitude »). Writings. Le texte est SUBVERSIF : susceptible de bouleverser ou de détruire les institutions. La Boétie, Discours de la servitude volontaire, commentaire littéraire et oral EAF.